La Ferté Vidame et Citroën ont un passé en commun. En effet, Citroën y mène des essais secrets sur ses prototypes. D’ailleurs, une piste permet aux ingénieurs d’élaborer les futurs véhicules aux chevrons. Parmi ceux-ci, celui de la TPV qui devient 2CV en 1949. En raison de la guerre cependant, le centre ferme en 1939. Finalement, ce n’est qu’en 1994 que sont retrouvées trois TPV volontairement soustraites à l’envahisseur.

Citroën rassemble les amoureux du monde entier

Citroën HY un arc de cercle quasi parfait

Tout d’abord, Nous sommes à 130 kilomètres à l’ouest de Paris. La région s’appelle le Perche. C’est la basse Normandie. Et, dans le petit village de la Ferté Vidame, c’est l’effervescence. En effet, pouvez-vous imaginer voir la population passer de 700 habitants à plus de 50 000, juste le temps d’un week-end de trois jours ? C’est pourquoi, le mot d’ordre est : patience. Ainsi, Vous l’aurez compris, canaliser plus de 7000 véhicules, sans compter les visiteurs et les invités, qui déferlent sur la petite commune tient du miracle. André Citroën peut être heureux.

Ses doubles chevrons attirent toujours et encore. De plus, il s’agit du rassemblement du centième anniversaire de la firme. Alors, comment ne pas voir les choses en grand. D’ailleurs, pour bien profiter de cette ambiance style kermesse, il est préférable d’être né avec le double chevron tatoué sur la fesse gauche (si je puis me permettre) ! À ce propos, si vous n’êtes pas tombé petit dans la marmite Citroën, vous allez avoir de la peine à décrypter tous les symboles liés à la marque, et ce, quel que soit le modèle dont nous parlons.

Un parc, un modèle, chaque Citroën est rangée propre en ordre !

Citroën SM elles sont fidèles au rendez-vous

Une fois votre voiture posée dans un parking, vous devez marcher jusqu’au sanctuaire. Mieux vaut vous munir de bonnes chaussures. Mesdames, un petit conseil : évitez les talons, sinon vos souliers ne vous diront pas merci. Et, n’oubliez pas votre ticket ou votre badge. Vous êtes prêt pour la visite ? Ouvrez grand les yeux. D’abord, une impressionnante mer noire s’offre au regard. Une multitude de  Traction Avant se sont en effet rassemblées pour l’occasion.

Des noires, encore des noires et toujours des noires. En résumé, le choix de la couleur semble être quelque peu restreint. Mais, comme dans un tableau, des touches claires de-ci, de-là, illuminent l’ensemble. Une traction blanche, une grise, voire une bicolore ! Sans doute des modèles venus d’un autre coin de la galaxie. Il est vrai qu’André Citroën s’est inspiré des usines Ford pour ses chaînes de montage. Et, chez Ford, vous pouviez choisir votre couleur, pourvu que ce soit le noir ! Citroën aurait-il donc appliqué les mêmes principes que Ford ?

Citroën SM, CX, XM, GS et les autres

Citroën, mais caisse que c’est ?

Ensuite, vous tombez (sans vous faire mal !) sur le parc des Rosalie. Ici, sur des hectares, sont rassemblées par type et par groupe d’années toutes les Citroën : SM, CX, XM, GS, BX, etc. Donc, qu’elles soient vintages ou youngtimers, elles sont toutes présentes à cette grande kermesse Citroën. De temps en temps, on croise quelques spécimens inconnus. Par exemple, cette SM cabriolet baptisée Aiglon, agrémentée de la signature de son géniteur AALEJEUNE. Il existe aussi de nombreuses répliques – voire des contrefaçons – de la SM cabriolet Chapron.

Et puis, plus loin, en dehors du parc du château, une alignée vertigineuse de 2CV. D’ailleurs, elles viennent de partout : Pays-Bas, Allemagne, Italie, Tchéquie et bien sûr de France. Là encore, quelques 2CV incongrues, loin, voire très loin, du standard habituel de ce véhicule. Regardez la galerie. Vous comprendrez mieux. Et puis, il y a les marchands de toutes sortes : pièces détachées, miniatures, etc. Enfin, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Dernier point : grand rassemblement de 2CV au Jura – région de Delémont – du 27 juillet au 1er août 2021. Qu’on se le dise !

Vintage Car Magazine vous donne son avis

Citroën 2CV ambassadrice de la concentration en 2021 dans le Jura suisse

Ainsi que mentionné au début de l’article, ce rassemblement est foncièrement destiné aux Citroënistes, purs et durs, voire aux tatoués de la fesse gauche ! Avant tout, c’est une grande fête populaire, avec un terrain de camping pour qui veut rester les trois jours. D’ailleurs, les journalistes, quant à eux, doivent s’adapter. Un bémol, d’ailleurs à ce propos. Et donc, pourquoi, pour un événement d’une telle envergure, un point presse n’est-il pas organisé ? À cet égard, il permettrait d’en savoir plus sur la globalité de cette manifestation. Finalement, 100 ans, ce n’est pas rien !

Après réflexion, passons sur l’aspect purement professionnel. À vrai dire, je regrette de n’avoir pas pu rencontrer plus de propriétaires de certains modèles. Les voitures  sont là, seules, presque abandonnées. En effet, ce qui est vraiment intéressant, c’est de connaître l’histoire qui lie une voiture à son propriétaire. A priori, dans ce type d’événement, c’est assez compliqué de rencontrer les propriétaires, qui eux aussi profitent de la fête ! Tant pis. En résumé, je m’organiserai mieux pour les 150 ans !